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Merci au
site des Troupes de Marine

pour ses
sources Et au nom de Dieu, vive la Coloniale......
Les Marsouins et les
Bigors ont pour saint patron Dieu lui-même. Ce cri de guerre termine les
cérémonies intimes qui font partie de la vie des régiments.
L'ancre d'or
L'Ancre
d'Or : Symbole des Troupes de marine
Objet de marine connu depuis la plus haute antiquité, l'ancre devient le
symbole de l'espérance avec les premiers chrétiens. Elle apparaît sur les
uniformes des marins français dès la fin du XVIIIe siècle. Les Troupes de
marine l'adoptent au même moment.
1772 : Une ordonnance
royale prévoit le port de l'ancre sur les tenues des régiments des ports
constituant le corps royal de la marine, implanté à Toulon, Brest,
Rochefort, St Malo, Bordeaux, Le Havre, Bayonne, et Cherbourg.
1900: L'ancre est portée
par l'infanterie coloniale ; l'artillerie coloniale porte la grenade et
l'ancre figure sur ses boutons.
1916: Les bigors
adoptent l'ancre surchargée de la grenade.
1919: Tous les officiers
portent l'ancre d'or au képi.
1920: L'ancre entrelacée
d'un câble devient l'insigne commun des Troupes coloniales.
1933: Les artilleurs ne
portent plus la grenade.
1935: L'ancre figure
seule sur les brassards des officiers d'état-major coloniaux.
1939: Un texte officiel
précise que "l'ancre est entrelacée d'un câble qui se présente sous la forme
d'un S renversé".
1945 : L'ancre est sur
tous les attributs du soldat de marine : képi, pattes d'épaule, insigne de
collet, bouton, insigne de manche, insigne d'unité (le reste de l'armée de
terre s'attache à identifier les régiments par leur numéro).
1953 : Homologation
d'une ancre dite de tradition, à double enroulement, par le Service
historique de l'armée de terre (SHAT).
1962: Création du béret
des TDM (ancre à simple enroulement), réglementé par l'Intendance.
1985: Ancre dite de
tradition réglementée par le SHAT et imposée pour l'homologation des fanions
(double enroulement).
1990: - La couleur
écarlate de l'Artillerie devient bleu marine pour les écussons de collet
métallique.
Mise en place de l'ancre à simple enroulement sur les collets métalliques et
les boutons des vareuses Terre de France (commissariat).
Aujourd'hui l'ancre
d'or est l'unique signe distinctif des Troupes de marine. Qu'ils servent
dans l'infanterie blindée, mécanisée ou parachutiste, dans les transmissions
ou dans l'artillerie, tous les marsouins et bigors arborent depuis 1990, sur
leur tenue Terre de France, l'ancre d'or sur fond bleu marine. Au sein, des
armées ce symbole est renforcé depuis que la Marine nationale a abandonné
l'ancre comme logo pour la remplacer par la proue bleue blanc rouge d'un
navire de guerre.
Depuis l'Ancien Régime,
cette ancre des troupes de la Marine, devenues Troupes coloniales puis
Troupes d'outre-mer avant de s'appeler Troupes de marine, a été représentée
de diverses manières.
Avec ou sans câble,
avec ou sans numéro d'unité, avec ou sans bombarde, avec ou sans grenade,
associée ou pas à une chimère... l'ancre s'impose toujours comme le
symbole d'une culture d'arme, liée entre autres au rêve d'aventure, aux
lointains horizons, à la connaissance de l'étranger bref, à l'image des
soldats d'élite appelés par devoir sur tous les points du globe.
Flottant sur les
drapeaux et les fanions, portant haut sur les couvre-chefs et les tenues,
l'ancre accompagne le soldat du désert comme celui de la jungle, sur toutes
les latitudes du globe. Ainsi, elle s'associe naturellement à l'iconographie
du domaine colonial puis à celle de l'outre-mer.
Aujourd'hui, les textes
décrivent deux ancres des Troupes de marine qui se ressemblent mais
s'opposent sur un détail, l'enroulement du câble
- l'ancre du SHAT (IM
685) : le câble s'enroule deux fois autour de la tige et ressort par le
dessous du bras gauche ; ce modèle est le plus proche de celui des marins à
double enroulement ; cependant, l'ancre de la Marine nationale est frappée
par l'organeau à gauche,
- l'ancre du
commissariat de l'Armée de terre (IM 10200) le câble s'enroule une seule
fois autour de la tige et ressort sur le dessus du bras droit de l'ancre ;
cette ancre est aussi réglementée pour les insignes de cols des tenues, les
boutons et les képis.
On pourrait imaginer
que l'ancre portée sur nos vareuses et sur nos képis (CAT) soit proposée
comme modèle. En effet, cette ancre à un seul enroulement ne renie pas
l'origine Marine de notre arme, mais s'en distingue singulièrement. Elle est
ainsi la plus terrienne des ancres et marque le mieux l'originalité et la
personnalité des Troupes de marine.
Le logo des Troupes De Marine
L'Arme des Troupes De Marine est la
seule à posséder un Logo qui lui soit propre. Ce signe distinctif se
retrouve de plus en plus tant dans les publications, que sur les Matériels
dérivés....
Le képi
Il est remis solennellement aux jeunes engagés. Il est
porté par les cadres lorsqu'une autre coiffure n'est pas prescrite. Il
porte l'ancre, symbole de l'arme. Il doit donc être respecté. Il est de
couleur "Bleu-nuit" et non noir. Quand il n'est pas sur la tête, on ne
le place jamais de façon à en montrer la coiffe, mais l'ancre à l'endroit,
dans le bon sens et en avant. Son entretien doit être fait avec soin :
jugulaire nette, visière horizontale.
Les épaulettes de tradition
Elles sont d'or pour les officiers et
les sous-officiers, de laine jonquille pour les militaires du rang. Elles
étaient autrefois le signe des troupes d'élite.
La ceinture de tradition
Elle est rouge. Elle était autrefois, en
principe, la couleur spécifique des troupes indigènes.
Les éperons d'or
Les officiers de l'infanterie de marine "montés"
(c'est à dire servant dans une unité utilisant des chevaux, ou
actuellement des véhicules blindés) ou pratiquant l'équitation ont le
privilège de porter des éperons d'or. La tradition veut que la reine
Victoria d'Angleterre ait demandé cette faveur pour eux à l'empereur
Napoléon III pour honorer l'arme, après la bataille de Balaklava en Crimée
(1854) où l'Infanterie de Marine sauva l'armée britannique de la
destruction.
Les "Biffins"
Les Marsouins et les Bigors appellent ainsi les
militaires des autres armes (la biffe...). L'appellation est née au
19eme siècle quand Marins, Marsouins et Bigors, fiers de leur tenue
impeccable (dont ils étaient propriétaires), reprochaient aux soldats de
l'armée de terre d'être habillés comme des chiffonniers (biffin en
argot). Sans doute par égard spécial pour leurs vieux compagnons de
route et de combats de tous les champs de batailles, Marsouins et Bigors
n'ont cependant jamais appelé ainsi les légionnaires.....
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Les couleurs de tradition des Troupes de Marine
Ce sont le bleu et
le rouge. On les trouvait dans la vieille tenue de l'infanterie de marine.
Elles sont conservées sur les fanions et sur les écussons.
L'hymne de l'infanterie de marine
La
légende voudrait que l'hymne de l'infanterie de marine fût chanté pour la
première fois sous les murs de Sébastopol, sur les rives de l'Alma ou près
du moulin de Malakoff. En réalité, c'est à titre rétroactif que les
marsouins incorporent les faits d'armes de leurs Anciens, de Crimée en
Afrique, via Bazeilles, dans un chant de marche écrit en 1896.
Rochefort, garnison du 3e de Marine, héberge aussi l'état-major de la 3e
brigade du corps d'armée de Marine, commandée par le général Frey (il
commandera le Corps expéditionnaire qui prend d'assaut le palais impérial de
Pékin en 1900).
Le
chef de fanfare s'appelle Paul Cappé. Après un contrat de trois ans au 1er
Étranger à Sidi Bel Abbes, il est admis comme compositeur à la SACEM avant
de rengager au 1er de la Marine en 1894. Muté au 3e de l'Arme à Rochefort,
il y écrit la musique de l'hymne. Il sert ensuite successivement au 11e en
Cochinchine, à Toulon (4e RIC), puis au RTS de Saint-Louis et enfin au 2e
RIC à Brest. Ayant accédé à l'épaulette en tant que chef de musique en 1902,
il doit quitter " la coloniale " à regret pour poursuivre une carrière qui
s'achève en 1920. Il meurt en 1931.
C'est lui qui met en musique le poème du général Frey. Ce chant de
circonstance doit initialement se substituer aux refrains grivois qui
choquent le bourgeois... Rapidement diffusé dans toutes les compagnies de
marine, le chant de marche devient hymne, poème lyrique et épique à la
gloire des héros du passé et de l'avenir.
La
tradition le transforme en véritable " Marseillaise coloniale " quand les
troupes de la Marine passent au ministère des colonies. Dès lors, l'hymne
accompagne le marsouin dans toutes ses aventures : du départ du paquebot de
Marseille à l'accueil dans les confins les plus austères.
Tout au long du siècle, ses couplets virils résonnent sous toutes les
latitudes, des glaces d'Arkhangelsk aux sables de Bir Hakeim, de la campagne
de France au débarquement de Provence, des deltas d'Indochine aux djebels
d'Algérie.
Les
marsouins et bigors d'aujourd'hui continuent à le chanter sur tous les
théâtres d'Afrique, des Balkans et d'ailleurs. Tant qu'il restera des
batailles et des tempêtes, la France aura besoin de ces hommes de fer que
rien ne lasse, au coeur de matelot et de soldat.
Ce
chant ne s'exécute qu'au " garde-à-vous ", à un rythme enlevé, comme la
musique de marche.
Dans
la bataille ou la tempête,
Au
refrain de mâles chansons,
Notre âme au danger toujours prête
Brave la foudre et les canons.
Hommes de fer que rien ne lasse,
Nous
regardons la mort en face,
Dans
l'orage qui gronde ou le rude combat. En avant!
Pour
faire un soldat de Marine
Il
faut avoir dans la poitrine
Le
coeur d'un matelot et celui d'un soldat.
Souvent dans la zone torride,
La
dent du tigre ou du lion,
La
fièvre ou la balle homicide
Vient décimer nos bataillons.
Alors vers la mère patrie,
On
voit, crispé par l'agonie,
Dans
un suprême effort notre front se tourner. En avant !
Et
notre regret unanime,
Chère
France, ô pays sublime
C'est
de n'avoir pour toi qu'une vie à donner.
Sois
fier soldat de la Marine,
La
victoire aime tes clairons,
Et
ton front bruni qu'illumine
L'éclat des grandes actions.
Du
Bosphore à la Martinique,
Du
Sénégal au Pacifique
On
voit de ton drapeau resplendir les couleurs. En avant!
La
gloire t'a pris sous son aile,
Car à
l'honneur toujours fidèle,
Tu
meurs en combattant ou tu reviens vainqueur.
En
Crimée à chaque bataille,
Nous
aussi nous avons pris part,
De
Malakoff sous la mitraille,
Nous
escaladions les remparts.
A
l'aspect de notre uniforme
Que
le fer ou le feu déforme
L'ennemi pâlissant, bien des fois recula. En avant!
Et sur
notre front qui rayonne,
On
peut voir la triple couronne
Des
lauriers de Podor, d'Inkermann et d'Alma.
Quand la Prusse inondant la France,
Sur
nous déchaînait ses fureurs,
A
ses balles comme à ses lances
Nous
avons opposé nos coeurs.
Et
quand rugissait la bataille
Nos
front, meurtris par la mitraille,
Sanglants, mais indomptés, défiaient les vainqueurs. En avant !
A
Bazeilles, La Cluze et Neuville,
En
combattant cent contre mille
Le
succès nous trahit mais nous gardions l'honneur.
Un
jour viendra, chère espérance,
Où
l'ardent appel des clairons,
Fera
surgir, pour notre France,
Des
vengeurs... et nous en serons.
Alors pour nous, oh quelle fête !
Nous
donnerons des soeurs cadettes
Aux
victoires d'Iéna, d'Auerstaedt, de Stettin. En avant !
Oui
nous aimons les saintes guerres ;
Car le
sang des héros, nos pères,
Dans
nos veines en feu, ne coule pas en vain
La fête des Troupes De Marine
Elle est célébrée à l'occasion de
l'anniversaire des combats de BAZEILLES . Ce village qui a été 4 fois
repris et abandonné sur ordres, les 31 août et le 1er septembre 1870. A
cette occasion, le récit du combat de la division bleue du général de Vassoigne est évoqué avec solennité et notamment l'épisode de l'épicerie
Bourgerie, la fameuse maison des "dernières cartouches". "La Division Bleue" - Pourquoi bleue ? Parce que dépendant alors
du ministère de la Marine. Tous les personnels portaient alors une tenue
bleue (de la Marine) alors que ceux de l'armée de terre (dépendant du
ministère de la Guerre) étaient dotés de tenues plus voyantes.

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