CV du commandant Henry-Jean LOUSTAU

Président national de la FACS

 

  Le chef de bataillon (er) Henry-Jean LOUSTAU, né le 4 juillet 1923 à Ville d'Avray (92), est président national de la FACS depuis plus de vingt cinq ans. Il est certainement parmi les présidents d’associations d’anciens combattants en exercice le plus ancien et le plus décoré.

 

  Entré dans la Résistance en 1942, à 19 ans, au titre de l’O.R.A. (Organisation de résistance de l’armée) puis transféré à l'Armée secrète (AS) pour y organiser des maquis armés en région 5 ou R 5 (Périgord, Dordogne, Limousin) ce fut un jeune chef de maquis renommé, dont la mémoire est restée vivace au Périgord pour ses actions efficaces et hardies. Il a été arrêté par les Allemands et la Milice. A la Libération, avec le groupe Violette de la Brigade RAC, il participe en 1944 aux combats de Périgueux, Saintes, Angoulême et de la poche de Royan. . Il possédait alors le grade d'aspirant et fut parmi les créateurs du Bataillon VIOLETTE puis de la Brigade RAC en Dordogne Nord, (VIOLETTE et RAC, anciens officiers d’active en étaient les chefs). La Brigade RAC est alors devenue le 50ème Régiment d’Infanterie (50ème RI) formation régulière extrêmement aguerrie.

 

  Volontaire pour continuer la guerre, il sert en Indochine, après un séjour à Madagascar, Ceylan et les Indes dans le cadre du Corps Léger d’Intervention (CLI) formé pour lutter contre les Japonais. Il y restera de 1945 à 1954, en trois séjours successifs, pratiquement sans interruption toujours affecté dans les troupes d'intervention : Bataillon de Marche Indochinois (BMI), les Commandos parachutistes du GCMA (Groupe des Commandos mixtes aéroportés opérant sur les arrières du Viet-Minh) ou les bataillons de parachutistes vietnamiens dont le 5e BPVN. Chef de guerre hors du commun, il est promu capitaine le 30 juin 1950

 

  En 1955, au retour d’Indochine, le capitaine Loustau, remplit les fonctions d’Aide de camp puis de Conseiller technique auprès du Ministre de la Défense jusqu’en 1956.

 

  En Algérie, il commandera deux bataillons opérationnels : d’abord, de 1956 à 1957, un bataillon formé de rappelés qu’il amènera, par son charisme et sa grande expérience des hommes, dans le calme et la discipline, faire leur devoir, puis de 1959 à 1961 le 2ème bataillon du 1er RIMa en Kabylie.

 

  Entre ces deux séjours, il remplit avec brio les fonctions de chef de cabinet militaire du Haut Commissaire en Nouvelle Calédonie en 1957-58. Il a eu, à ses côtés, un rôle déterminant dans le maintien de l’ordre au cours de la période critique de mai-juin 1958.

 

  Promu Chef de Bataillon le 31 décembre 1957, il quitte l’armée en 1961 et poursuit, avec les mêmes qualités d’organisateur et d’entraîneur d’homme, une carrière au sein du groupe multinational Saint-Gobain au Brésil, en Espagne et au Portugal jusqu’en 1982. Dévoué à ses compatriotes, il s’investit particulièrement comme secrétaire général de l’Alliance française de Madrid de 1972 à 1978, où il s’attire les félicitations du ministre français des Affaires étrangères pour la qualité de son action, ayant en particulier fait passer le nombre des cercles de 18 à 33, ainsi qu’à la tête de la Société de Bienfaisance et de l’Association des anciens combattants. Il prend sa retraite en 1981 avec le grade de cadre supérieur, hors classification, sommet de la hiérarchie de ce groupe au sein duquel il aura été l’artisan de très beaux succès industriels et commerciaux.

 

  Dès son retour en France, il se met au service du monde combattant. Il y milite depuis maintenant près de 24 ans en tant que Président de plusieurs associations d'utilité publique :

     - la Fédération Nationale des Anciens Combattants résidant hors de France (FACS), dont il a été presque aussitôt Président et à ce titre, membre désigné du Conseil Supérieur des Français de l’Étranger (CSFE) maintenant Assemblée des Français de l’Etranger (AFE) où il exerce les fonctions de Président de la Commission des anciens combattant et victimes de guerre au bénéfice des anciens combattants résidant à l’étranger ;

     - L'Union nationale des Parachutistes (UNP) dont il a exercé la présidence de 1985 à 1989 ;

     - La Section française de la Confédération européenne des anciens combattants (CEAC). C’est dans le cadre du rapprochement européen, qui est la vocation de la CEAC, qu’il a fondé, en 1988, l’Union Européenne des Parachutistes (UEP).   Cette structure compte aujourd'hui quelques 10 pays associés et plus de 100 000 adhérents.

 

Par ailleurs, de 1987 à 1990, il a été nommé membre du Conseil économique et social où il a appartenu à la Commission des relations extérieures.

 

 

  Le chef de bataillon (e.r) Henry-Jean Loustau est titulaire de 22 titres de guerre : la Médaille de la Résistance (décret du 11 mars 1947), 17 citations sur ses croix de guerre dont 5 à l’ordre de l’armée. Il a été blessé quatre fois au combat. Il est du fait de ses blessures et de leurs aggravations, invalide à 95%.

 

  Il a été est nommé chevalier de la Légion d’Honneur en 1947 à titre exceptionnel, promu officier en 1952 toujours à titre exceptionnel et fait commandeur de la Légion d’honneur à 35 ans. Il a été élevé à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur le 7 octobre 2003 et grand croix de l’ONM le 17 mai 2009.

 

 

  Il a de plus fait l’honneur et le plaisir de faire partager au public français ses aventures et ses convictions par diverses publications :

 Dans la « Revue de Défense nationale »

     - Politique et stratégie américaines en Extrême-Orient (1958)

     - Politique et stratégie russes en Extrême-Orient (1959)

 

  Aux Éditions Albin Michel

     - Les derniers combats d'Indochine (1984)

     - Guerre en Kabylie (1985)

     - Les deux bataillons (1987)

 

Chez Publi-Sud
Flashes de Guerre (1997)

 

Juillet 2010

 

Un devoir de mémoire

 

 

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